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SUR LES TRACES DE BONHEUR D'OCCASION

(Environ 1 heure 15 minutes de marche)
Le circuit début à la sortie du métro Place Saint-Henri.
Vous êtes devant le poste des pompiers qui abrite le local de la Société Historique de Saint-Henri.

(Cliquez sur la carte pour l'élargir)

Bonheur d'occasion est le premier roman de Gabrielle Roy, née à Saint-Boniface au Manitoba en 1909 et décédée en 1983 à ['Hôtel-Dieu de Québec. Son roman, publié en 1945, raconte la vie dans le quartier de Saint-Henri à l'époque de la deuxème guerre mondiale.

Bonheur d'occasion, précurseur du roman urbain, a remporté un succès retentissant et sans précédent dans l'histoire de la littérature canadienne. En juin 1946, Gabrielle Roy obtint un prix de l'Académie française. Quelques mois plus tard, l'Académie canadienne-française lui remettait une médaille. Elle reçut le prix du Gouverneur Général en 1947, puis le prestigieux prix Fémina en novembre de la mˆme année.

La première visite de Gabrielle Roy dans Saint-Henri se situe aux alentours des années '40. Habitant au 4059 rue Dorchester, près de la rue Atwater, elle s'aventure vers le sud et descend jusqu'à la rue Saint-Antoine. Elle attrape le coup de foudre pour l'univers qu'elle y découvre. Son roman décrit de façon remarquable les paysages, les rues, les édifices, l'atmosphère et les gens de Saint-Henri, en d'autres mots la vie du quartier.

L'universalité des thèmes de ce roman a favorisé la traduction en anglais dès 1947 et par la suite en slovaque, en roumain, en norvégien, en danois, en suédois, en espagnol et en russe.

Un film de Claude Fournier, inspiré du livre, est disponible encore dans les clubs vidéo et, dernièrement, la ville de Montréal a réservé un petit coin du quartier Saint-Henri en souvenir du célèbre roman et l'a nommé « Parc du Bonheur" d'occasion ». Ce parc est situé à l'angle des rues Rose-de-Lima et Notre-Dame.

1 Dirigez-vous vers la rue Notre-Dame direction est jusqu'au 3990 Notre-Dame Ouest o- était situé le cinéma Cartier.
C'est à cet endroit que Jean Lévesque a donné rendez-vous à Florentine Lacasse pour la première fois. Ce cinéma construit en 1925 et décoré par Emmanuel Briffa est maintenant utilisé par le collège Dawson.
« Eh bien! En attendant, Florentine Lacasse, que tu trouves un soldat à ton goût, tu peux toujours me rencontrer ce soir devant le Cartier ». (chapitre I)

2 Continuez vers l'est jusqu'à l'ancien emplacement du restaurant les Deux Records au 3966 Notre-Dame Ouest.
Ce magasin-restaurant a été imaginé par l'auteur: dans les années '40, il a bel et bien existé un magasin de disques, à cet endroit, appartenant à M. Georges Loyer, mais sans comptoir-restaurant. Le magasin était divisé en deux: d'un côté les disques et de l'autre une librairie appartenant à M. Rolland Picotte. (selon les propos de Madame Georges Loyer)
« ...façade de brique blanche... (ch. II) À proximité de la gare et de la station de taxis à quelques pas seulement du cinéma Cartier, le restaurant des Deux Records se trouvait situé à l'endroit le plus passant de Saint-Henri. (ch.III) Les Deux Records, comme la plupart des petites boites de ce genre dans le quartier, était moins restaurant que tabagie, casse-croûte et débit de boissons alcooliques, de crème glacée, de gomme à mâcher. » (ch. III)

3 En face, côté nord, au 3833 Notre-Dame Ouest, était située la gare de Saint-Henri.
Aujourd'hui le CLSC Saint-Henri occupe cet endroit.
« Il (Jean) arriva au viaduc de la rue Notre-Dame, presque immédiatement au-dessus de la petite gare de brique rouge. Avec sa tourelle et ses quais de bois pris étroitement entre les fonds de cour... Mais au-delà, dans une large échancrure du faubourg, apparaît la ville de Westmount échelonnée jusqu'au faite de la montagne dans son rigide confort anglais... » (ch. II)

4 Continuez toujours vers l'est et vous trouverez, au 3795 Notre-Dame Ouest, l'endroit où était situé le Quinze-Cents.
Aujourd'hui le Dollarama, magasin ayant sensiblement la même vocation, a remplacé le Quinze-Cents.
« Le restaurant occupant le fond du Quinze-Cents... et dans le miroitement de la verroterie, des panneaux nickelés, de la ferblanterie... dans l'odeur violente du caramel, entre ses grandes glaces pendues au mur où se voyaient d'étroites bandes de papier gommé, annonçant le menu du jour et au son bref, crépitant, du tiroir-caisse... » (ch. I)